Les initiatives locales, peuvent-elles renverser le capitalisme?

Ou les initiatives locales peuvent-elles devenir globales?

Je viens de voir la vidéo suivante (Du 2 Novembre à la ferme des bouillons)
http://bouillons.en-transition.fr/debat-les-initiatives-locales-vont-elles-renverser-le-capitalisme/

J’ai un peut de mal à identifier qui est qui, mais concernant la question « Les initiatives locales, peuvent-elles l’emporter sur le capitalisme? », c’est une question sur laquelle je me suis penché depuis plusieurs années, et je pense pouvoir dire OUI!!!

J’en suis arrivé à la conclusion, que sans une organisation locale qui pourrait intégrer la problématique globale on ne pourrait mettre en place des solutions viables.

De même qu’inversement les solutions globales actuelles sont incapable de s’adapter aux besoins locaux.

On a d’un coté la vision locale qui n’intègre pas les problématiques d’une échelle globale, de l’autre, des vue globales qui sont incapables de se rapprocher du local, n’étant pas réellement conscient forcément des contraintes locales, en autre son étendu.  Plus on se rapproche du local, plus le problème devient complexe et souvent de façon exponentiel.  Chaque fois qu’on se localise de moitié, le problème devient 4 fois plus grand!

C’est à quoi se heurte beaucoup de bonne volonté d’apporter des solutions, qu’elle parte d’un bout où de l’autre.

Je reste persuadé qu’une solution viable doit partir du local… c’est là que le problème se crée et doit se résoudre.

La majorité des gens à nourrir vivent en ville et c’est pas forcément là que pousse les patates.
On peut optimiser bien des choses en rapprochant les lieux de production des lieux de consommation, mais ça n’est pas toujours possible pour tout.
On peut aussi augmenter le nombre des lieux de production, de plus petite taille qui dans certains domaines montrent un meilleur rendement à l’hectare mais aussi souvent un coût de production plus élevé.
Toutefois cette solution permet de maintenir une plus grande diversité d’un produit de meilleur qualité.
Cette approche permet d’avoir moins de problèmes de maladie car on concentre moins les zones de monoculture.
Cette approche ne semble présenter que des avantages…. et pourtant?!!!

En creusant la question en profondeur j’en suis arrivé à la conclusion que ce qui limitait les initiatives locales c’était le mode de fonctionnement actuel de notre société: la centralisation.
Il existe un grand nombre d’initiatives locales très intéressantes, mais leur développements se heurtent à une problématique qui est celle de la globalisation qui aujourd’hui ne se conçoit sans un centre.

Si on observe la distribution alimentaire en particulier, on voit bien que tout fonctionne sur une logique de centres et surtout de hiérarchisation de ces centres.

Un grossiste traite avec un autre grossiste ou une centrale d’achat.  (~95% de l’alimentaire passe par la main des super marchés et des centrales d’achat)

A l’échelle globale il se pose un problème technique et mathématique qui est connu sous le nom du problème du vrp. Wikipedia – Problème de tournées de véhicules (Vehicule Routing Problem)… Et en français c’est le problème qui se présente souvent à un VRP 😉

Pour faire court, si on achemine la marchandise par un système centralisé, la combinaison des chemin possibles reste simple.
Même si on en arrive à des aberrations où le chemin « le plus court » entre Perpignan et Toulouse passera par Paris.

Je m’explique, le principe est que d’acheminer les marchandises vers un centre, puis vers un centre plus « central » et ainsi de suite jusqu’au centre qui aura une route vers la destination finale.  Il n’y a alors qu’un et un seul chemin.
Certes, je caricature un peut car il y a un certain nombre d’optimisations des coûts qui se mettent en place, et la présence d’humains qui essaient d’améliorer le fonctionnement.

Il se trouve que ce choix est aussi lié à une contrainte technique en informatique.
Il a été considéré qu’il serait trop complexe de gérer que chaque ville pourrait se relier avec n’importe quelle autre ville sans passer par un centre… ou tout simplement de relier les centres sans une hiérarchie.
Pour revenir au problème du vrp, interconnecter 10 villes entre elles, on arrive déjà à 100 combinaisons possible de l’acheminement… c’est encore imaginable humainement/informatiquement.

Comme nous avons 36 000 communes en France, ce problème devient tellement complexe que tous les bureaux d’études en informatiques ont considéré que cette voie est « trop complexe ». 36 000 communes nous amènent à 1,2 Millions de combinaisons possibles de l’acheminement… imaginez interconnecter toutes les épiceries!

Il se trouve que pour sauver un projet informatique où était engloutit 600k Euros il m’a fallu creuser des pistes folles… et du coup je suis tomber sur une solution possible à ce problème.

J’ai du coup entrepris d’écrire un code informatique qui serait capable de gérer la distribution des marchandises à l’échelle globale sans forcément passer par un centre.
Par exemple, un livreur peut dans sa même tournée collecter et livrer sans repasser par le dépôt.
Vous me direz rien de nouveau, ça se fait déjà, et à cela je répond oui!!… à l’échelle humaine et locale!!!
Cette approche n’existe pas à l’échelle globale.
Pour imager, ça permettrait de faire un genre d’hybride entre covoiturage, ebay et le drive des supermarchés.
Ce système pourrait s’appuyer sur un réseau de distribution de transporteurs professionnels tout comme sur les véhicules des particuliers (voir même à vélo pour livrer dans les villes).

A partir de là, on peut imaginer bien des alternatives et surtout de syndiquer les alternatives.
Je crois que les « gens » vont vers la facilité.
Si on leur propose de pouvoir faire leurs courses depuis un smartphone ou du bureau et que ça leur est livré à bon prix, on pourra intéresser bien du monde.
Celui qui va travailler en ville peut livrer des marchandises d’un producteur local, à son retour, il peut récupérer une caisse destinée aux habitants de son village.
Ce principe n’exclue pas la présence des centres, il change simplement la façon dont les centres s’interconnectent en supprimant la hiérarchisation des échanges.

Je souhaite citer comme exemple le site ocado.com
Ce site fait un carton à Londres.
Il propose de faire ses courses sur l’ensemble des supermarchés (ce qui serait équivalent de Auchan+Carefour+Leclerc+Intermarché) depuis un seul site (une case à coché et votre supermarché devient bio… tous les produits bio des principales centrales d’achat)
Le jour où l’équivalent de ce site se pointe en France, pas besoin de vous faire un dessin qu’on pourra pleurer pour les « alternatives ».
En attendant on pourrait proposer son équivalent, mais non connecté aux centrales, mais directement aux producteurs.
Je ne crois pas que l’informatique soit le « mal », comme pour tout, ça dépend de l’usage qu’on en fait!
Faire ses courses sur internet puis les récupérer à l’épicerie du coin, qui du coup peut vous proposer une plus grande variété de produits qu’un supermarché… il pourra à thermes vous procurer l’intégralité de l’offre disponible, locale ou non… laissant libre le choix.  C’est bien ce qu’on reproche à l’offre des supermarchés non? Ils vous laissent choisir entre une merde ou une autre, mais le truc qu’on voudrait en fait, ils ne vous le proposent pas!  Ils font tout pour vous donner l’impression de pouvoir choisir, mais en fait, il vous faut choisir dans ce qu’ils vous offrent, et c’est très limité!

 

Peut-être me prendrez vous pour un fou… vous ne seriez pas le premier 🙂
Pour écrire se code j’ai fait appel à différents cerveaux de l’informatique qui chacun dans sa spécialité m’a aidé, mais qui ont considéré que je m’attaquait à bien trop complexe.
Il m’a fallut pour ça impliqué des outils mis aux points par la NASA pour classifier les étoiles combiné avec des morceaux de code provenant de différentes thèses de doctorants en informatique.

Cela m’a pris des mois, mais j’y suis arrivé!!

Il me faudrait maintenant brancher cela sur une boutique en ligne ce qui demande encore du travail.

Je suis seul et à bout de force.
J’ai bien tenté de me lancer avec une petite épicerie « mobile », mais seul je me décourage.
Dans la région de Perpignan, les choses ne bougent pas vite et mon idée ne semble intéresser personne… à part les requins, dont j’essaie de garder les distances.

Mon désir serait de faire cadeau de mon code en « OpenSource », mais pas à n’importe qui.
J’aimerais voir sur ce site une transparent sur toutes les marges/prix d’achat.
Il est normal de gagner sa vie, je souhaiterais lever le tabou… la seule solution contre l’obscur étant la lumière.

Le danger, si je livre se code en Libre de droit, c’est que les centrales d’achat s’en accaparent.
Etant donné qu’ils ont la finance et l’infrastructure il laisseraient peut de chance à la concurrence.

Maintenant, si on peut mettre ce code en oeuvre et être les premiers, cela donnera suffisamment d’avance et d’ici que les centrales d’achat l’ai réalisé il sera trop tard pour eux.
Non pas qu’elles vont disparaître, mais elles devront désormais composer avec.
Le système que je propose élimine un intermédiaire, du coup sur le prix final on aura une avance.

Je suis navré de ne pas avoir su vous expliquer cela en moins de mots et ce courriel devient bien trop long…

Voici donc mon problème:
Je suis seul et obligé de repartir travailler pour manger… je n’ai plus aucune ressources.
Du coup je laisse tout mon travail en plan, le temps passe et les drive des supermarchés continuent de prendre de l’avance.

Autant je suis fort en informatique, autant, expliquer simplement, ou monter des dossiers où faire le commercial, ça je suis archi nulle.

Qui pourrait être intéressé par un tel outil?
Qui pourrait me soutenir dans ma démarche?

Merci bien d’avoir pris la peine de me lire et merci de commenter.

Bien à vous

Antony (a) cantoute.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *